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Guillaume Prébois, le journaliste cycliste de l'Autre Tour (ou le Tour de France à l'eau claire)
La boutique de Guillaume
Sylvie Faure-brac – France – 31 octobre 2007 - Bonjour Guillaume, je t’ai suivi sur ton site "L’autre tour" et heureusement que tu étais là cette année pour faire ce que tu as fait...Car trop de gens disent : Le Tour de France, c’est trop dur, on ne peut pas le faire à l’eau claire ! Tu le prouves et de quelle façon...Bravo ! — Jérôme Magron – France – 31 octobre 2007 - Bonjour Guillaume, après vous avoir suivi tout au long de L’Autre Tour, je suis impatient de vous lire et revivre à nouveau votre exploit naturel. Bonne préparation et bonne chance pour la RAAM 2008 que je ne manquerai de suivre. — Bernard Rigny – France – 31 octobre 2007 - Après t’avoir suivi quotidiennement dans ton aventure et être venu t’attendre sur les Champs, j’attendais avec impatience ton récit "complet" pour me replonger dans cette belle aventure et y retrouver toutes les émotions que tu as su nous faire partager. De nouveau un grand merci et toute mon admiration pour cette belle épreuve qui grandit le "vrai" vélo — Pierre-Alain Aubert – Suisse – 29 octobre 2007 - Bravo pour cette expérience ! — Joachim Cretegny – Suisse – 29 octobre 2007 - Je me réjouis de lire votre ouvrage. Continuez à vous battre, que ce beau sport redevienne un peu plus propre. — Isabelle Bonazza – Belgique – 28 octobre 2007 - Merci d’avoir démontré de si belle manière (nous avons suivi quotidiennement tes aventures en espérant que tu atteignes ton but et nous n’en avons jamais douté) que l’on peut faire du sport de "haut niveau" sans devoir se doper.
L'Autre Tour

Pourquoi les 3 Grands Tours 2008 ?

par Guillaume, le 30.06.2008

De début Mai à début Octobre 2008, Guillaume Prébois, le journaliste cycliste qui avait déjà parcouru en 2007 le Tour de France un jour avant les professionnels, se lance dans une nouvelle aventure : courir toutes les étapes de chacun des 3 Grands Tours cyclistes (Giro en Mai, Tour de France en Juillet et Vuelta en Septembre) un jour avant les professionnels.

Sans peloton pour s’abriter, sans masseur, sans encadrement professionnel mais bien avec la circulation et parfois obligé de prendre des routes à contresens pour suivre scrupuleusement le parcours des Grands Tours, pourquoi Guillaume fait-il donc tout cela ?

POURQUOI JE LE FAIS ?

1 – Parce que le cyclisme, meurtri par les affaires de dopage depuis une décennie, a besoin de retrouver le sens des valeurs et de l’éthique sportive.

2 – Parce que si un simple amateur comme moi réussit à boucler les 3 grands tours nationaux, seul, sans masseur ni mécanicien, cela signifie que de nombreux professionnels peuvent aussi parfaitement y arriver sans nécessairement courir à la pharmacie. Il y a de nombreux coureurs honnêtes dans le peloton. Hélas, on ne trouve pas leur nom dans les dix premiers du classement général.

3 – Parce que j’en ai assez d’entendre « tous dopés » quand je parle de cyclisme. Non, il n’est pas nécessaire de se doper pour pédaler. Pour gagner ? C’est une autre histoire...

4 – Parce que la médecine du Sport a besoin de données récoltées sur le terrain. Après la thèse de médecine générale de Dorian Lecamp réalisée sur mon « Autre Tour » en 2007 sous la direction du professeur Daniel Rivière du CHU de Toulouse (thèse qui a démontré les effets bénéfiques de 3 semaines de vélo sur le parcours du Tour de France), cette nouvelle expérience permettra d’étudier dans le détail la récupération de l’organisme entre chaque tour. Le docteur Jean-Marie Lagarde, médecin de l’équipe de France su piste, est en charge du suivi.

5 – Parce que le professeur Christian Bourbon, spécialiste mondial du sommeil, étudiera les variations de la qualité de mon sommeil afin de confirmer certaines théories sur les cycles nocturnes et l’état de forme d’un sportif. Chaque jour, je remplis un agenda avec mes heures de coucher, de lever, les réveils et la qualité du repos.

6 – Parce que j’aime les challenges. Certains tentent de traverser des océans sur des bateaux et d’autres d’escalader l’Everest sans oxygène...Moi aussi je tente de boucler les 3 Grands Tours pour la beauté du geste et le plaisir d’un défi.

7 – Parce que beaucoup de prétendus experts dissertent sur le dopage sans n’être jamais montés sur un vélo. Dans la vie il y a ceux qui parlent et ceux qui pédalent.

8 – Parce que j’aime le cyclisme, l’effort, le voyage et que je cherche une patrie nommée « honnêteté »

9 – Parce que j’en avais assez d’entendre dire que les journalistes ne savent pas de quoi ils parlent.

10 – Et pourquoi pas ?

ATTENTION AUX COMPARAISONS !

Elève, je redoutais plus que tout la mention "hors sujet" calligraphiée en rouge en haut de ma copie.Cela signifiait obligatoirement une note inférieure à la moyenne et un devoir sacrément raté.

Etre "hors sujet", c’est ne pas avoir compris l’exercice et l’énoncé du problème. Hélas, j’ai souvent entendu, l’année dernière, pendant L’Autre Tour, des comparaisons totalement hors sujet entre mon défi et le monde des professionnels. Qu’on se le dise : il n’y a rien à comparer ! Ni ma vitesse moyenne, ni mes temps sur les cols, ni mon pouls au lever...Rien !

Comment voudriez-vous, en effet comparer :

- un amateur avec des professionnels ?
- un sportif de 36 ans avec des champions de 22 ?
- un homme seul avec un peloton de 189 cyclistes ?
- un défi sportif avec une course ?
- un cycliste sur route ouverte à la circulation et une organisation officielle sur route fermée ?
- un amateur sans masseur, sans mécanicien, qui fait sa lessive et rédige son blog tous les soirs avec un pro entouré de soigneurs, mécanos, kinés, cuisiniers ?

Répétons-le encore une fois : toute comparaison avec les professionnels est absolument HORS SUJET dans un sens comme dans l’autre.

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Guillaume Prebois