Qui est Guillaume ?

  • Comment un étudiant diplômé d'une maîtrise de finance à Paris IX-Dauphine, devenu contrôleur de gestion d'une entreprise de commerce international, puis correspondant sportif en Italie de grands médias internationaux (Le Monde, Le Soir de Bruxelles, Le Temps de Genève, Radio France...) s'est-il retrouvé en maillot et cuissard devant les télévisions du monde entier au bas de l'avenue des Champs-Elysées en juillet 2007?

  • Pourquoi donc cette photo sur les Champs-Elysées, en maillot et cuissard cycliste? La réponse est simple: j'ai décidé de "devenir qui je suis" selon la formule de Nietzsche. De réaliser mes rêves sans attendre la retraite ou une hypothétique opportunité qui n'arriverait probablement jamais. Je me suis regardé dans un miroir un matin en me demandant: "Qu'est-ce que tu aimerais faire tous les jours jusqu'à la fin de ta vie". "Pédaler et voyager, rouler et raconter". Très bien, alors fais-le!

 

 

  • Vous avez peut-être déjà vu mon visage quelque part, sur un écran de télévision ou d'ordinateur, sur un site internet, dans un magazine de vélo (ou non)... Les médias ont accordé beaucoup d'attention à ma trajectoire sportive et professionnelle, et je profite de ces lignes pour les remercier, du "Monde" au "Soir de Bruxelles", de Radio France à la RTBF (Radio Télévision Belge Française), de la Télévision Suisse Italienne (TSI) à la BBC, de la chaîne allemande ARD au 20 heures de France 2, en passant par France 3, le Magazine de la Santé sur France 5, la télévision russe et tant d'autres...

  • Premier virage à 180 degrés en septembre 2003. Je rends les clés de mon appartement à Bergame (Lombardie / Italie) après avoir mis mon travail de correspondant entre parenthèses. Je suis parti pédaler plus de 3000 kilomètres le long du Danube, de la Forêt-Noire à la mer Noire, de la source au delta. Le reportage a été publié sur "Airone", une revue italienne. Vous pouvez le lire dans l'ebook "Mon Danube".

  • On souffre du mal d'itinérance comme du mal d'Afrique. Alors on y revient. En 2004 je remonte à vélo pour couvrir le tour de la péninsule italienne en longeant la mer, de Vintimille à Trieste. 3000 kilomètres de côtes et de paysages époustouflants. L'année suivante, 2005, j'enchaîne avec le tour de la Sicile. Les articles furent alors publiés par le magazine du Touring Club italien. Ils sont compilés dans l'ebook "Mamma Mia!".

  • La voie était tracée. Impossible de revenir en arrière. J'apprenais à pédaler le jour et écrire le soir. Une passion. J'ai appris le métier sur les routes des Balkans et les reliefs d'Italie; le grand rendez-vous approchait. En 2006, lassé par les innombrables affaires de dopage sur le Tour de France, je propose à Eric Fottorino, inoubliable directeur du "Monde", de couvrir l'intégralité de la Grande Boucle 2007, un jour avant les pros, avec le suivi médical des médecins de l'Université de Toulouse et les contrôles antidopage de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD). Ce fut un grand succès sportif et médiatique. Le dossier médical du projet est devenu une thèse de médecine recherchée. Vous comprenez maintenant ce que je fais en cuissard sur les Champs dans la photo d'ouverture? Je savourais l'instant, heureux d'avoir réussi mon pari. Cette aventure peu commune est à lire dans l'ebook "L'Autre Tour ou le Tour à l'eau claire".

  • Et après, comment continuer? Le vélo est l'école du non-renoncement, de la détermination absolue. J'ai insisté dans la même voie, pédaler pour raconter, voyager pour partager. En 2008 je triplais la mise en alignant en solitaire, toujours un jour avant le peloton professionnel et les contrôles antidopage de l'Union Cycliste Internationale (UCI), toutes les étapes du Tour d'Italie, du Tour de France et du Tour d'Espagne. 11500 kilomètres de batailles épiques avec le vent dans les plaines, les reliefs acérés des Dolomites, des Alpes et des Pyrénées. L'aventure est à lire dans "Brouillard sur l'Angliru / Les 3 Grands Tours".

  • J'étais arrivé au bout du concept. Le Tour, puis les trois Tours...Une nouvelle idée trottait dans mon esprit: un tour du monde à vélo. Pas n'importe lequel: je souhaitais partir sur les traces de Phileas Fogg, héros du célèbre roman d'aventure de Jules Verne. Avec quelques aménagements (l'avion entre chaque continent), j'ai pédalé 14500km en 80 jours, traversant l'Europe de Paris à Athènes, l'Inde de Cochin à Chennai, l'Australie de Perth à Sydney, les Etats-Unis de San Francisco à New-York, pour revenir à Paris par Londres. 200 kilomètres chaque jour et un article à rédiger le soir pour "Le Monde", expédié à la rédaction à travers les étoiles par valise satellite. Quels souvenirs ! L'histoire est à lire dans "Le tour du monde en 80 jours et à vélo" publié par Arthaud Poche.

  •  Après cette folle cavalcade "around the world", la direction du "Monde" m'a demandé de prendre le contre-pied. Devant une assiette de spaghetti dans un restaurant italien du 13ème arrondissement, Laurent Greilsamer, directeur adjoint du journal, m'a dit: "En 2009 tu as été vite et loin, en 2010 on aimerait que tu ailles lentement en France". L'idée de "Mon Tour en France" venait de naître, une pérégrination de 3000 kilomètres sur les routes bucoliques du terroir, de la Corse au barycentre de l'Hexagone, de clocher en clocher, de rencontre en rencontre.

  • 2011. "Et maintenant, que vais-je faire?", chantait Gilbert Bécaud. Cette question je me la suis posée maintes fois moi aussi entre deux aventures. Un jour d'automne, sur une route perdue dans les environs de Bastia en Corse, je me suis demandé si un cycliste pourrait un jour rouler sur la Lune. Pour s'en approcher, j'ai voulu transformer la distance qui sépare la Terre de son satellite, soit 400.000 kilomètres, en autant de mètres de dénivelé, soit 400 kilomètres verticaux, à cumuler sur le plus de cols possibles. Certains diront: "Ce n'est quand même pas la Lune !" Non, mais 400 kilomètres c'est déjà la distance qui nous sépare de la station spatiale internationale, et c'est déjà pas mal. Le concept, le projet et son déroulement mais aussi toutes mes techniques d'entraînement ont fait l'objet d'un livre, mon "best-seller", "Moonrider, boostez naturellement vos performances", désormais disponible en ebook.

  • La photo en cuissard sur les Champs-Elysées était déjà loin. Elle avait ouvert un monde dans lequel je m'étais engouffré avec joie, celui de l'exploration vélocipédique, du voyageur performant dont le regard sait toutefois rester posé et littéraire. 2012 et 2013 furent deux années somptueuses, marquées par de grands voyages transatlantiques, et orientaux. L'inde, Hawaï...mais aussi l'Afrique du Sud, la Bolivie. HighRoads, cette nouvelle aventure, voulait s'attaquer à l'effort en altitude. On parle souvent des coureurs professionnels qui grimpent le Galibier (2645m) et le Stelvio (2748m) en souffrant. Eh bien je suis allé plus haut, beaucoup plus haut, deux fois plus haut, à 5602 mètres sur le Khardung-La à la frontière indo-pakistanaise. Les récits et photos à couper le souffle sont dans "La route vers les étoiles".

  • Ce garçon en cuissard sur les Champs, c'est l'image que je veux retenir de cette dernière décennie, le tournant de ma carrière professionnelle, et de ma vie tout simplement. J'ai pris des risques, je ne regrette rien. Je suis heureux de l'avoir fait. J'adhère à 100% à l'aphorisme de l'écrivain Paolo Coelho: "Si vous trouvez l'aventure dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle".